Rocher
On ne part pas pour une course en rocher comme on part pour une école d'escalade ou une falaise.

Même si la gestuelle est la même, le milieu alpin est rude et plus exigeant. Il faut :
Repérer soigneusement son itinéraire (de montée et de descente) à l'aide de cartes topographiques et topos guides : certaines voies ont des cheminements complexes.
Se renseigner sur les conditions de l'approche et de la descente (enneigement de début de saison qui nécessite crampons et piolet, glacier tourmenté, rimaye délicate,etc...). Grimper léger, ce n'est pas partir sous-équipé.
Ne pas se fier à la seule difficulté technique indiquée dans un topo et ne pas oublier la longueur de la voie ainsi que l'altitude de sortie.
Ne pas sous-estimer la longueur de la marche d'approche.
Ne pas sous-estimer la fatigue du port du sac à dos.
En montagne, le rocher n'est pas nettoyé comme en falaise, il faut systématiquement tester les prises douteuses. Il faut de même vérifier la solidité des points d'assurance et des relais.
Prévoir de placer ses propres protections en cas d'itinéraire peu équipé.